3e DLM - Le squad Francophone pour Battleground Europe - WWII online 
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Index >  Faits d’armes > II.1 Récits et autres aventures de la 3e DLM

Dac o Dac

Ce soir, le Second Lieutenant Joey "NLP" O hara (moi même) a pour mission avec son équipage une reconnaissance armée dans les environs de Nandrin.

J’ai pour compagnons le staff Seargeant Douglas o Bane et le Corporal Matthew Mac Kenzy (une salo*rie d’Ecossais mais un conducteur plutôt réactif, ce qui peut être utile).

La mission est assez libre, mais notre premier axe de patrouille est le sud de la ville, le commandant a en effet dans une lueur de lucidité constaté que nos chances de survie contre les 88 au NE de la ville étaient plutôt faibles avec nos 13 mm de blindage.

Nous filons donc dans notre Daimler, cheveux (roux évidement) au vent essayant d’oublier les relents de Welsh Rarebit et de bière frelaté .

Lors d’une énième pause (causé par la bière cité plus haut), Douglas semble percevoir le roulement d’un camion Opel essayant d’infiltrer de l’infanterie teutonique loin de l’axe d’attaque.

Deux minutes plus tard, la silhouette verte et marron du transport se profile derrière un buisson, une longue rafale de la mitrailleuse Besa mets le feu immédiatement a son moteur, aucuns soldats ne parvient a s’échapper de l’enfer.

Malheureusement, nous sommes en guerre et les explosions lointaines nous empêche tout début de recueillement.

Nous reprenons la route en bifurquant plein Est pour essayer de contrôler les flancs de l’axe ennemi.

Progressant par saut de puce, nous ne percevons aucun sons de véhicule durant les 10 minutes suivantes.
A peine le moteur éteint pour le 4 ème bond, nous avons l’impression d’être au milieu d’un capharnaüm sonore qui ne ressemble a rien aux véhicules du BEF. Nous avons atterri en plein milieu d’un peloton de panzers tentant un débordement.

Instinctivement nous nous recroquevillons au fond du Daimler attendant le premier obus qui va venir déchirer notre maigre carapace. Rien.

Hasardant un œil dehors, nous remarquons avec soulagement que la flèche allemande a bifurqué et ne semble pas au fait de notre présence.

Profitant d’une faible pente, Matthew lâche simplement les freins pour nous permettre de nous approcher dans le silence le plus total.

Le profil gris d’un Panzer Modèle 3 version H se profile a 150 m a notre nord. Ce type de Panzer est apparu sur le front la veille et son canon de 50 mm fait des ravages même parmi nos fameux Mathildas. Le marquage indique le chef de peloton donc au moins un major.

Feu !!

En un coup, Douglas mets le feu a sa caisse de munitions et la tourelle monte de 10m au dessus de la plaine wallonne avant de retomber.

Profitant de la confusion des blindés ennemis qui ne s’attendaient pas a perdre si soudainement leur chef, Matthew démarre au quart de tour et de buisson en buisson, nous fait remonter vers l’arrière de la colonne adverse.

Nous profitons de deux arrêts pour continuer notre œuvre de destruction, un modèle 3H brule suivi de son allié, un "simple" modèle F.

Les vapeurs d’alcool de la veille doivent être encore présente, j’entends une voix qui me souffle "Bien joué" et je le sentiment d’être observé...... Laissant cette impression de coté, j’ordonne a mon équipage de mettre le cap plein Est, nous devons nous sortir de cette nasse revancharde, les blindés ennemis semblent se désintéresser de la ville pour se mettre à notre poursuite.
Je ne pense pas que notre aventure puisse avoir tant d’impact mais comme dirait Marcel un copain froggy : "bah au cas ou qu’la situation se retourne, on s’rait comme qui dirait comme une épine dans le cul des boches ! ".

Nous nous enfonçons donc dans l’épaisse forêt a l’est de Nandrin, et la voix semble me poursuivre : "Sage décision" me souffle-t-elle.

Un appel déchirant sur la radio bord nous informe de la situation périlleuse dans laquelle se trouve une équipé de sapeurs pris sous les feux croisés de deux blindés ennemis.
Nous sommes dans le dos des mastodontes d’acier, et de toute manière hors de question d’hésiter, nous fonçons et 5 minutes plus tard, nous apercevons le "cul" des deux panzers. Un modèle 4 brule facilement mais le second étant encore un des nouveau modèle 3H, nous devons attendre qu’il se décide a se tourner pour voir les raisons de la destruction de son ailier. Nous le mettons hors combat par un tir de coté et neutralisons un mitrailleur ennemi faisant office de couverture.

Nous partons sous les remerciement de notre infanterie (si on s’en sort, la soirée sera encore monstrueusement alcoolisée avec ces lascars).

La voix de tout a l’heure revient et il me semble que nous sommes dorénavant suivi par un oiseau de proie.


"Je t’observe depuis tout l’heure, tu est un bon tankiste"

C’est pas possible, la nourriture belge doit être trop riche pour nos maigres estomacs de Belfast.

Je n’en parle pas a mes hommes, savoir leur chef au bord de la folie signerait la mort de notre équipe.

De toute façon, il n’y a pas de temps pour philosopher, un autre Panzer IV surgit face a 50 m de nous en présentant son dodu profil. Il rejoindra ses camarades au Walhalla.

Cette satané voix revient, cette fois ci elle me parle des ennemis qui n’ont d’attention que pour notre maigre équipage et qui jurent ma mort sur Odin, Goethe et la Bratwurst.

C’en est trop, de toute manière le stock en obus de 2 livres s’amenuise, il est temps de rentrer (si on y arrive).

Notre aventure a cassé la superbe l’offensive de l’Axe dans ce secteur et sans encombre nous revenons à la ville.

Seulement c’était sans compter sur l’humeur primesautière de notre écossais Matthew qui, sans doute jaloux de son cousin pilote de Hurricane, se lance dans un tonneau de victoire en face du garage et bien sûr pile devant le commandant d’unité.

Ça y est c’est la fin de ma carrière !!!
Je sens déjà ma mutation dans l’infanterie de première ligne ou pire comme officier de liaison avec ces foutus français.

Mais c’est un commandant hilare qui me sort de mon engin, et me donne une sévère accolade.

"Good work boys, seems you got 6 confirmed armor kills and saved the town by the way !"

Complètement hagard il m’informe aussi de ma promotion immédiate au grade de First Lieutenant.

Je n’irai pas finir ma carrière dans une DLM rempli d’alcooliques avinés.... OH YES

Post Scriptum

Extrait des mémoires de "NLP".

Boumboum

 
 
   

 

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