3e DLM - Le squad Francophone pour Battleground Europe - WWII online
Documentations Battleground
Les torpilleurs d’escadre de la classe "Bourrasque".

Appelés torpilleurs d’escadre pour les différencier des contre-torpilleurs, la classe "Bourrasque" devient le premier standard de destroyer a être contruit en France après la première Guerre Mondiale.

Les douzes navires de la classe vont être lançés en 1924-25 et admis en 1926-27 au service actif, regroupés en Division de Torpilleurs (DT) par groupe de trois. Plus de la moitié seront perdus pendant la deuxième Guerre Mondiale.
Sa silhouette basse sur mer les rends difficile a repérer, ce qui est un atout dans son rôle de torpilleur. Lors des essais à la mer, la puissance de leurs machines se révéla insuffisante, la meilleure vitesse enregistrée n’excéda pas les 34,5kts (pour exemple, l’"Orage" pouvait soutenir une vitesse moyenne de 32.5kts pendant 8h).

Son armement était très puissant ( quatre tourelles simple de 130mm) pour l’époque mais la cadence de tir était vraiment lente (quatre à cinq salves par minute). Sur certains navires, la tourelle numéro trois sera enlevée en 1940 pour améliorer la stabilité.
Sa défense antiaérienne constituée de seulement un canon de 75mm et de deux mitrailleuses de 8mm se verra renforcée dans les années trente par le remplacement du canon de 75mm par deux de 37mm puis par l’adjonction de mitrailleuses de 13.2mm. Les survivants se verront équipés en 1943 d’un canon bofor de 40mm et de 3 canons de 20mm supplémentaires.
Il est aussi équipé de deux affûts triple lance-torpilles et de deux grenadeurs sous-marins (20 grenades de 250kg chacunes) mais ne posséde pas d’appareil pour pouvoir repérer les sous-marins.

En 1925, un nouveau standard est définit pour pallier aux faiblesses de la classe "Bourrasque" : ce sera la classe "L’Adroit" (dimensions et tonnage supérieur, nouveaux canons et nouvelles machines).

Caractéristiques techniques générales

  • Déplacement
    Standard : 1457 tonnes
    Pleine Charge : 1727 tonnes
  • Dimensions
    Longueur : 105.5m
    Largeur : 10.1m
    Tirant d’Eau : 4.2m
  • Propulsion
    2 turbines à engrenages Parsons (3 chaudières à petits tubes) actionnant 2 hélices pour une puissance de 31000 ch.
  • Performances
    Vitesse maximale : 34.5 kts
    Distance Franchissable : 3000 milles à 15 nds
  • Equipage
    138 officiers et matelots
  • Armement
    • A l’origine au moment de la première mise en service en 1926-27 :
      • 4 canons de 130mm/40 modèle 1919
      • 1 canon de 75mm/50 antiaérien modèle 1922
      • 2 mitrailleuses bitubes antiaériennes de 8mm Hotchkiss Modèle 1914
      • 6 tubes lance-torpilles de 550mm
      • 2 grenadeurs à chaîne galle de 20 grenades
    • A la suite des différentes modernisations, l’armement de la classe "Bourrasque" a évolué pour devenir au début de 1940 :
      • 3 canons de 130mm/40 modèle 1919 (sauf pour le "Sirocco", "Cyclone" et "Tempête" qui restent à 4 canons)
      • 2 canons de 37mm/50 antiaérien modèle 1933
      • 2 mitrailleuses de 13.2mm antiaériennes modèle 1929
      • 6 tubes lance-torpilles de 550mm
      • 2 grenadeurs à chaîne galle de 20 grenades

"Bourrasque"

Construit aux Ateliers et Chantiers de France. Lancé en août 1925, il entre en service en septembre 1926.
Affecté à la 4ème Division de Torpilleurs, il participe à l’escorte de convois avant de heurter une mine et couler en mai 1940 alors qu’il participe à l’évacuation de Dunkerque.

"Sirocco"

Construit aux Ateliers et Chantiers de St-Nazaire. Lancé en octobre 1925, il entre en service en février 1928.
Affecté à la 6ème Division de Torpilleurs, il participe à l’escorte de convois où il se distingue par l’attaque de nombreux U-boat. Il participe à l’évacuation de Dunkerque (fin mai 1940) où à son deuxième voyage, attaqué par des Schnellboat, il est touché par une de leurs torpilles qui lui arrache les 2 hélices. Alors qu’il attend un remorqueur, un Ju-87 Stuka l’attaque, le touchant au niveau d’une soute à munition et provoque l’explosion de toute la partie arrière du navire.

"Orage"

Construit aux Ateliers et Chantiers de France à Caen. Lancé en août 1924, il entre en service en 1926.
Affecté à la 4ème Division de Torpilleurs, il rejoint Boulogne courant mai 1940, pour participer à l’évacuation des troupes. Mais dès son arrivée sur place, il est violemment attaqué par des bombardiers de la lufftwaffe et il va encaisser 4 bombes coup sur coup et sombrer rapidement.

"Cyclone"

Construit au Havre par les chantiers de la Méditerranée. Lancé en janvier 1925, il entre en service en 1927.
Affecté à la 6ème Division de Torpilleurs, il participe à l’escorte de convois. En mai 1940, il participe à l’évacuation de Dunkerque où il est touché par une torpille tirée d’un Schnellboat. Malgré que tout son avant soit arraché, il continue sa route vers Douvres en marche arrière pour y débarquer ses passagers et ses blessés. Il repartira, toujours en marche arrière, vers le port de Brest où il y arrive le 3 juin. Son équipage le sabordera à l’arrivée des Allemands le 18 juin 1940.

"Tramontane"

Construit aux Forges et Chantiers de la Gironde. Lancé en novembre 1924, il entre en service en octobre 1927.
Il s’échappe de Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940. Lors de l’opération Torch, il s’oppose au débarquement allié au large d’Oran où, sérieusement endommagé au combat, il finit par s’échouer sur une plage le 8 novembre 1942.

"Tornade"

Construit au Chantier Dyle et Bacalan. Lancé en mars 1925, il entre en service en 1927.
Il s’échappe de Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940. Lors de l’opération Torch, il est coulé lors de la sortie du port d’Oran par la flotte allié le 8 novembre 1942.

"Typhon"

Construit aux Forges et Chantiers de la Gironde. Lancé en mai 1924, il entre en service en 1927.
Il s’échappe de Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940. Lors de l’opération Torch, il participe à la bataille navale au large d’Oran où il coule le "HMS Hartland" le 8 novembre 1942. Il sera sabordé le 9 novembre pour bloquer l’accés au port d’Oran.

"Simoun"

Construit aux Ateliers et Chantiers de St-Nazaire. Lancé en juin 1924, il entre en service en février 1926.
Affecté à l’escadre de Méditerranée. Après avoir combattu la flotte allié lors de l’opération Torch, il rejoint les FNFL le 9 novembre 1942. Participe au débarquement de Provence en août 1944. Rayé des comptes en 1950.

"Ouragan"

Construit aux Ateliers et Chantiers de France à Caen. Lancé en décembre 1924, il entre en service en 1927.
Il escorte des convois d’Oran à Brest et au Verdon au début de la guerre. En grand carénage au moment de l’armistice, il parvient à appareiller et à se réfugier à Plymouth. Saisi par les Anglais en juillet 1940 (opération Catapult), il est réarmé à Devonport fin juillet 1940 sous le nom "H16" avec un équipage polonais. En février 1943, les anglais le prenne en charge et le modifie. Il sera rendu à la France en avril 1945 et sera désarmé à Cherbourg la même année. Rayé des comptes en avril 1949.

"Tempête"

Construit aux Ateliers et Chantiers dubigeaon à Nantes. Lancé en février 1925, il entre en service en 1926.
Affecté à l’escadre de Méditerranée. Après avoir combattu la flotte allié lors de l’opération Torch au large de Casablanca, il rejoint les FNFL en décembre 1942.Il sera rayé des comptes en 1950.

"Mistral"

Construit au Havre par les chantiers de la Méditerranée. Lancé en juin 1925, il entre en service en juin 1927.
A partir de 1936, il est affecté à la 6ème Division de Torpilleurs et participe à diverses missions liées à la guerre civile qui ensanglante l’Espagne. Participe à la protection des convois à partir de 1939 et à l’évacuation de dunkerque où il est endommagé par la lufftwaffe. Saisi par les Anglais dans le port de Plymouth en juillet 1940 (opération Catapult), il devient le "HMS Mistral" et ne sera restitué à la Marine Nationale qu’en août 1945. Rayé des comptes en 1950 et démoli 3 ans plus tard.

"Trombe"

Construit aux Forges et Chantiers de la Gironde. Lancé en décembre 1925, il entre en service en 1927.
Il s’échappe de Mers-El-Kébir le 3 juillet 1940 et se sabordera à Toulon en 1942. Renflouée et réparée par les Italiens qui l’utilisent sous le nom "FR 31". Restitué aux FNFL en septembre 1943, il participe à la libération de la Corse et au débarquement de Provence en août 1944. Endommagée le 16 avril 1945 par une torpille d’une vedette Italienne, il rallie Toulon où il sera déclassé. Rayé des comptes en 1950.

Post Scriptum

Crédits photos : SHD-Département Marine et inconnu.

Boumboum