http://actu.voila.fr/Article/mmd--francais--journal_internet--ins/Les-flots-harmonieux-des-lacs-suisses-recelent-des-arsenaux-engloutis.htmlj'adore la conclusion du journaliste!
A savoir que ce n'est pas typiquement Suisse.... A Avrillé, a côté d'Angers:
http://fr.wikipedia.org/wiki/Munitions_immerg%C3%A9esExtrait du Compte rendu de l'assemblée nationale 1ère SÉANCE DU MARDI 5 JUIN 2001
DÉMINAGE DU LAC BLEU À AVRILLÉ, EN MAINE-ET-LOIRE
M. Marc Laffineur - En juillet 1997, la campagne expérimentale de déminage engagée à Avrillé a permis d'extraire du Lac bleu environ 40 tonnes de munitions. Cette quantité, aussi impressionnante soit-elle, ne représente qu'une infime partie des quelque 6 000 à 7 000 tonnes d'obus, grenades et munitions diverses dont la corrosion a donné sa couleur au lac. Ces munitions, déversées après les deux dernières guerres mondiales en plein c_ur d'Avrillé, comprennent notamment 4 millions de grenades à main !
En 1997, le préfet de Maine-et-Loire rappelait la nécessité de « préparer pour 1999 une opération permettant de réaliser une étape très significative, en utilisant pour cela des techniques nouvelles ».
Pour autant, à ce jour, rien n'a été fait, en dépit du danger que représente ce dépôt de munitions situé en milieu urbain, à proximité immédiate d'habitations et d'établissements scolaires.
L'inquiétude des Avrillais est forte et elle s'est avivée encore après l'affaire de Vimy.
Quelles suites seront données aux promesses de l'Etat ?
Les Avrillais peuvent-ils espérer la poursuite rapide de la dépollution du Lac bleu ? Peuvent-ils être assurés de ne courir aucun danger ?
M. Daniel Vaillant, ministre de l'intérieur - Le site a été utilisé par les armées jusqu'en 1965 pour y stocker des munitions mises au rebut. On en estime la quantité comprise entre 5 000 et 7 000 tonnes. Il s'agit, pour 95 %, de grenades datant de la première guerre mondiale, que l'immersion a rendu inoffensives, et les analyses effectuées n'ont décelé aucune trace de toxicité dans l'eau du lac.
Des reconnaissances effectuées en 1997 ont montré que, compte tenu de la quantité à extraire, il est impératif de mettre au point un procédé industriel complexe. Des études complémentaires doivent être réalisées dans les mois qui viennent avant d'envisager l'installation d'un chantier de dépollution qui, en tout état de cause, ne pourra être engagé que lorsque les disponibilités le permettront et après que toutes les mesures de sécurité auront été définies.
Vous avez fait allusion, Monsieur le député, aux promesses de l'Etat ; sachez que, pour ce qui me concerne, je ne souscris d'engagement que si je peux les tenir.
M. Marc Laffineur - Je sais que le problème est difficile, mais je ne peux me satisfaire d'une réponse qui laisse entendre que rien ne se passera avant plusieurs années ! On ne peut accepter le maintien de tels dépôts 90 ans après la fin de la première guerre mondiale ! Ma vigilance sera sans faille car, jusqu'à présent, nous avons entendu beaucoup de promesses, mais nous n'avons vu que fort peu de réalisations.